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Santé Locale

Santé mentale et addictologie : où s'adresser

Si vous traversez une période difficile, le 3114 — numéro national de prévention du suicide — est joignable gratuitement, 24 heures sur 24. Cette page explique ensuite à quoi servent les différentes structures de santé mentale, comment y accéder et ce qu'elles coûtent.

Les lignes d'écoute

Ces services sont gratuits, confidentiels et assurés par des professionnels ou des bénévoles formés. Ils ne remplacent pas un suivi, mais constituent un premier contact immédiat.

NuméroServiceDisponibilité
3114 Prévention du suicide — souffrance psychique intense, pensées suicidaires, pour soi ou pour un proche24 h/24, 7 j/7
3018 Violences numériques et harcèlement en ligne, pour les jeunesTous les jours
119 Enfance en danger24 h/24, 7 j/7
3919 Violences faites aux femmes24 h/24, 7 j/7
09 80 98 09 30 SOS Amitié — écoute anonyme24 h/24, 7 j/7
Drogues Info Service 0 800 23 13 13 — information et orientation sur les addictions8 h - 2 h

En cas de danger immédiat, appelez le 15. Une urgence psychiatrique est une urgence médicale.

Les structures et leur rôle

  • Le CMP (centre médico-psychologique) est la porte d'entrée du secteur public de psychiatrie. Consultations de psychiatres, psychologues et infirmiers, entièrement gratuites, sans avance de frais. Il existe des CMP pour adultes et des CMP infanto-juvéniles pour les enfants et adolescents. C'est généralement le premier endroit où s'adresser.
  • Le CATTP (centre d'accueil thérapeutique à temps partiel) propose des activités thérapeutiques de groupe, en complément d'un suivi.
  • Le CMPP (centre médico-psycho-pédagogique) accompagne les enfants et adolescents présentant des difficultés d'apprentissage, de comportement ou de développement. Prise en charge gratuite.
  • Le CSAPA (centre de soins, d'accompagnement et de prévention en addictologie) accueille gratuitement, et de façon anonyme si vous le souhaitez, pour toute addiction : alcool, tabac, drogues, jeux, écrans. Il reçoit aussi les proches.
  • Le CAARUD s'adresse aux usagers de drogues dans une logique de réduction des risques, sans exigence d'arrêt de la consommation.
  • Le BAPU (bureau d'aide psychologique universitaire) reçoit gratuitement les étudiants.
  • Le centre hospitalier spécialisé assure les hospitalisations et les urgences psychiatriques.

Obtenir un rendez-vous en CMP

Le CMP compétent est déterminé par votre adresse de domicile : la psychiatrie publique française est organisée en secteurs géographiques. Le numéro figurant sur la fiche de chaque CMP est celui de son accueil.

  1. Aucune prescription n'est nécessaire : vous pouvez appeler directement. Une lettre du médecin traitant reste utile pour transmettre le contexte médical.
  2. Un premier entretien d'accueil est proposé, le plus souvent avec un infirmier ou un psychologue, pour évaluer la demande et orienter.
  3. Les délais sont souvent longs, plusieurs semaines à plusieurs mois selon les secteurs. Si votre état se dégrade pendant l'attente, signalez-le : les situations urgentes sont réévaluées en priorité.
  4. Tout est gratuit : consultations de psychiatre, de psychologue et suivi infirmier, sans avance de frais.

En parallèle, le dispositif Mon soutien psy permet de consulter un psychologue libéral partenaire avec prise en charge par l'Assurance Maladie, dans la limite d'un nombre de séances par an.

Droits des personnes suivies en psychiatrie

Les soins psychiatriques se font par principe avec le consentement de la personne. Des soins sans consentement restent possibles dans des cas strictement encadrés par la loi, et ils s'accompagnent alors de garanties.

  • Le juge des libertés et de la détention contrôle systématiquement toute hospitalisation sans consentement, dans des délais définis. Ce contrôle n'a pas à être demandé : il est automatique.
  • Vous pouvez être assisté d'un avocat, commis d'office si besoin.
  • La commission départementale des soins psychiatriques (CDSP) examine la situation des personnes hospitalisées sans consentement et peut être saisie directement.
  • Le Contrôleur général des lieux de privation de liberté peut être saisi par courrier, de façon confidentielle, pour toute atteinte aux droits fondamentaux en établissement.
  • La commission des usagers de l'établissement reçoit les réclamations, comme dans tout établissement de santé.

Le courrier adressé au Contrôleur général et au juge ne peut être ni ouvert ni retenu par l'établissement.

Vers qui se tourner en cas de litige

  • 3114 — numéro national de prévention du suicide

    Souffrance psychique intense, pensées suicidaires, inquiétude pour un proche. Gratuit, 24 h/24, professionnels de santé.

  • Commission départementale des soins psychiatriques

    Situation d'une personne hospitalisée sans consentement. Saisine directe possible, via l'ARS.

  • Contrôleur général des lieux de privation de liberté

    Atteinte aux droits fondamentaux en établissement psychiatrique. Courrier confidentiel, qui ne peut être ouvert par l'établissement.

  • Commission des usagers de l'établissement

    Réclamation sur la prise en charge, l'information ou le respect des droits.

  • Défenseur des droits

    Discrimination liée à un trouble psychique, atteinte aux droits non résolue par les autres voies.

Questions fréquentes

Les consultations en CMP sont-elles payantes ?

Non. Les consultations en centre médico-psychologique — psychiatre, psychologue, infirmier — sont entièrement gratuites, sans avance de frais et sans dépassement. C'est ce qui en fait la solution la plus accessible pour un suivi durable.

Faut-il une ordonnance pour aller en CMP ?

Non, vous pouvez contacter directement le CMP de votre secteur. Une lettre de votre médecin traitant n'est pas obligatoire mais reste utile : elle transmet le contexte médical et les traitements en cours.

Quel CMP me correspond ?

Celui de votre secteur géographique, déterminé par votre adresse de domicile. Recherchez votre commune sur ce site pour voir les structures référencées à proximité, puis appelez pour confirmer que vous relevez bien de leur secteur : les découpages ne suivent pas toujours les limites communales.

Un CSAPA prévient-il mon employeur ou ma famille ?

Non. L'accueil en CSAPA est confidentiel et peut être anonyme si vous le demandez. Aucune information n'est transmise à un employeur, à la famille ou à une administration sans votre accord. Les proches peuvent également être reçus pour eux-mêmes.

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